Lors de l’installation illégale de gens du voyage en mai 2026 sur le territoire communal, nous sommes intervenus, M. TOP, premier adjoint, et moi-même, dans le cadre de nos fonctions d’élus, afin de faire respecter les règles et de défendre les intérêts de la commune.
Cette intervention a malheureusement donné lieu à des menaces et des violences à notre encontre.
Les militaires de la gendarmerie étaient présents sur les lieux et ont procédé au relevé de l’identité des personnes présentes.
Face à ces faits, nous avons tous les deux déposé plainte. Les deux plaintes viennent aujourd’hui d’être classées sans suite.
Je ne peux cacher notre profonde incompréhension face à cette décision.
Nous sommes maire et premier adjoint. Notre rôle est de faire respecter les règles, de protéger les intérêts de la commune et d’intervenir lorsque des situations l’exigent. C’est précisément ce que nous avons fait ce jour-là.
Mais alors, comment demander aux maires et aux élus de faire respecter la loi, d’intervenir sur le terrain et de défendre les intérêts de leur commune, si lorsqu’ils sont eux-mêmes victimes de menaces ou de violences dans l’exercice de leurs fonctions, ils ont le sentiment que ces faits ne sont pas suffisamment pris en considération ?
Faut-il attendre qu’un élu soit plus gravement blessé pour que les violences commises contre lui soient prises au sérieux ?
Être maire, être adjoint, c’est accepter des responsabilités. Ce n’est pas accepter les insultes, les menaces ou les violences.
Les élus locaux sont au contact direct de la population. Ils doivent parfois intervenir dans des situations difficiles et tendues. Ils ne peuvent pourtant pas exercer leur mandat avec la crainte de subir des violences dès lors qu’ils font simplement respecter les règles.
Les élus doivent pouvoir exercer leurs fonctions sans avoir à craindre pour leur intégrité physique.
Nous tenons à préciser que ce message ne remet pas en cause le travail des militaires de la gendarmerie présents ce jour-là, qui ont constaté la situation et relevé les identités des personnes présentes.
Nous souhaitons simplement témoigner publiquement d’une situation qui nous préoccupe profondément : deux élus de la commune ont été victimes de menaces et de violences dans l’exercice de leurs fonctions. Deux plaintes ont été déposées. Deux plaintes ont été classées sans suite.
Nous trouvons légitime de nous interroger. Quelle protection pour les élus lorsqu’ils accomplissent leur mission ? Et surtout, quel message envoyons-nous aux élus qui, demain, devront eux aussi intervenir pour faire respecter les règles ?
M. TOP et moi-même continuerons, malgré tout, à exercer nos responsabilités avec détermination et au service de notre commune.
Mais nous refusons que la violence devienne une composante normale de l’exercice d’un mandat d’élu.