Sècheresse - la situation de crise perdure
Alerte du 31/07/2026 à 16:17
La fin de l’été n’est malheureusement pas synonyme de la fin de la crise sécheresse.
Depuis ce printemps, les épisodes de canicule et de fortes chaleurs couplées à un déficit pluviométrique plongent la Côte-d’Or dans une crise sécheresse intense et qui dure. Dans la continuité des mois de mai, juin, juillet et août, le mois de septembre est marqué par des températures au-dessus des normales de saison et par un déficit pluviométrique très marqué.
Les sols sont toujours très secs malgré une légère diminution de l’évapotranspiration liée à la baisse de l’ensoleillement quotidien. Les linéaires de cours d’eau totalement asséchés continuent d’augmenter. Les prévisions météorologiques ne permettent pas d’envisager une amélioration durable de la situation pour ce début octobre.
Dans ce contexte, la préfète de la Côte-d’Or a signé l' arrêté préfectoral de constat de franchissement de seuils applicable à partir du mercredi 30 septembre 2026 que vous retrouverez ci-dessous.
L’alimentation en eau potable : des tensions apparaissent dans le département
La situation de l’alimentation en eau potable des populations s’est dégradée avec 54 unités de distribution présentant des tensions sur un total de 344 unités de distribution. Quatre présentent un impact avéré (citernage ou coupures d’eau). Ces réseaux en tension nécessitent une vigilance accrue des usagers, des gestionnaires et des services de l’État.
Chacune et chacun est donc à nouveau invité à faire preuve de responsabilité et de sobriété dans ses usages de l’eau, et à renforcer ses économies d’eau, afin de préserver les capacités d’alimentation en eau potable dans les semaines à venir. L’usage de l’eau potable doit impérativement être réservé à des usages prioritaires d’hygiène et d’alimentation.
L’abreuvement des animaux domestiques et d’élevage : un usage prioritaire
Quel que soit le seuil de gravité sécheresse franchi et sous réserve de ne pas provoquer l’assèchement de cours d’eau, les particuliers comme les éleveurs peuvent utiliser de l’eau pour abreuver les animaux domestiques et d’élevage. La préfète appelle au civisme et à la solidarité locale afin de respecter les usages prioritaires de l’eau et notamment l’abreuvement des animaux domestiques et d’élevage.
L’arrosage des potagers
Dans un souci d’adaptation à la durée d’ensoleillement qui décline quotidiennement, la plage des horaires interdisant l’arrosage des potagers est modifiée pour les secteurs placés en crise et en alerte renforcée. Il est désormais proscrit d’arroser les potagers de 9h à 18h (et non plus jusqu’à 20h).
Propriétaires de seuils, moulin, bief ou plan d’eau : veillez au respect du débit minimum biologique
Ce débit minimum biologique (DMB) correspond à un débit d’eau devant circuler dans les cours d’eau en aval des ouvrages de prise d’eau afin de garantir le maintien de la vie aquatique (faune et flore) et de préserver les milieux humides connectés à ces cours d’eau. Ainsi, en période de sécheresse, lorsque les cours d’eau voient leurs débits diminuer très fortement, le respect du DMB au niveau des ouvrages de prise d’eau permettant d’alimenter les différents ouvrage est impératif.
Il est donc demandé à tous les propriétaires d’ouvrage de prélèvement d’eau dans les rivières de veiller au respect de ce débit minimum biologique. Une plaquette d’information est disponible sur le site internet des services de l’État en Côte-d’Or : https://www.cote-dor.gouv.fr/contenu/telechargement/16978/127454/file/7-2017_04_19_plaquette_dmb_recto_verso-reliure_a_gauche_finale__1_.pdf
Contrôles et sanctions en cas d’infraction
Afin de garantir le principe d’équité entre les usages de l’eau, par les particuliers, les collectivités, les activités industrielles et commerciales, les agriculteurs, des contrôles des mesures de restrictions sont réalisés de façon régulière sur le terrain. Tout manquement caractérisé aux mesures de restriction en vigueur est susceptible de faire l’objet de verbalisations et de poursuites conformément à la réglementation en vigueur.
Les mesures de restriction pour les territoires en CRISE
Le niveau de crise déclenche des interdictions afin de préserver les usages prioritaires : l’alimentation en eau potable des populations, pour les usages en lien avec la santé, la salubrité publique, la sécurité civile, la sécurité des installations industrielles, l’abreuvement des animaux et la préservation des fonctions biologiques des cours d’eau. Tous les usagers de l’eau sont concernés. L’arrosage des pelouses, massifs fleuris, plantes en pot, espaces verts est interdit. Les prélèvements d’eau pour l’irrigation agricole sont également interdits.
L’irrigation et l’arrosage ne sont pas concernés par les mesures de restriction dès lors que l’eau utilisée provient de réserves d’eau de pluie captées sur des toitures et des plateformes imperméables.