Le journal Le Parisien - 12 août 2025
Par Valentine Lécayon, Sébastien Birden et Victor Alexandre
Classement Yvelines
« La canicule ? Quelle canicule ?» : voici le palmarès des villes des Yvelines où l’on échappe à la chaleur.
Alors que le thermomètre s’emballe une nouvelle fois cet été avec des températures dépassant 30 °C toute cette semaine autour de Paris, des communes de l’ouest francilien permettent une escapade rafraîchissante.
Ils sont nombreux à chercher un peu de fraîcheur en banlieue parisienne avec les fortes températures de cet été. Et plus encore cette semaine, alors que le thermomètre affiche plus de 30 °C toute la semaine en Île-de-France. En dehors de la traditionnelle baignade, à la piscine ou dans une base de loisirs, les Yvelines disposent d’avantages qui permettent de rendre les périodes de fortes chaleurs plus supportables qu’ailleurs en Île-de-France.
Sur la base de plusieurs critères comme la nature des paysages (bois, points d’eau…), les infrastructures disponibles comme les centres aquatiques ou encore la qualité de l’air, Le Parisien a établi un palmarès des communes les plus fraîches en été. Celles où la hausse du thermomètre est moins redoutée.
C’est assez logiquement une ville nichée entre la Seine et les bois qui arrive en tête de notre classement. Avec une note de 15,23 sur 20, celle-ci jouirait même d’un « microclimat » favorable, selon le gérant d’un bar-tabac local.
La fraîcheur à moins d’une heure de Paris
Cette ville de 5 000 habitants, non loin de Meulan et ouverte sur le parc naturel régional du Vexin français, est même accessible en train depuis la gare Saint-Lazare à Paris (50 minutes par la ligne J du Transilien). Ce qui permet à Stéphanie et son fils Vincent d’en profiter. « On vient ici pour le cadre, reconnaît la mère de famille, c’est agréable de se balader avec la Seine. »
Cet îlot de fraîcheur, c’est Vaux-sur-Seine.
La première chose qui marque les esprits en y entrant, c’est le calme et la verdure. Sa principale force selon Willy, le patron du bar de la rue du Général-de-Gaulle, c’est d’être « enclavée dans la vallée ».
Yvelines
Les villes les plus agréables pour s'oxygéner
Verdure, qualité de l'air...
Le classement de la rédaction :
1. Vaux-sur-Seine
15,23
2. Rambouillet
14,98
3. Rosny-sur-Seine
14,37
4. Freneuse
14,19
5. Saint-Germain-en-Laye
14,06
6. Bonnières-sur-Seine
13,98
7. Les Essarts-le-Roi
13,55
8. Saint-Arnoult-en-Yvelines
13,43
9. Triel-sur-Seine
13,38
10. L'Étang-la-Ville
13,35
Sur 840 ha, seulement un quart de surface de la commune est urbanisé. « On a la chance d’avoir une grande partie de la commune dans la forêt au Nord et la Seine au Sud » confirme Jean-Claude Bréard, le maire (divers droite) de Vaux-sur-Seine.
Les voiliers au pied de la ville.
Loin d’une départementale engorgée, la D 190 qui traverse la ville depuis Triel-sur-Seine jusqu’à Meulan-en-Yvelines est bordée d’arbres, de fleurs et de quelques commerces. Dan habite à Vaux depuis près de soixante-dix ans. Il n’est pas surpris de voir sa ville de naissance en tête de notre palmarès : « C’est calme, il y a des forêts… »
Ici les fortes chaleurs observées depuis le début de l’été semblent presque ne pas avoir existé. Dan s’en amuse : « La canicule ? Quelle canicule ? »
Sur ses 840 ha, Vaux-sur-Seine, qui est nichée entre la Seine et les bois, n'est urbanisée que sur un quart de sa surface.
Quelques rues plus bas, les passants débouchent directement sur la Seine, au bord de laquelle sont amarrés des voiliers. En bordure du fleuve, le parc de la Martinière réuni habitués et visiteurs. « Naturellement, on a deux parcs avec des arbres plus que centenaires » se réjouit Jean-Claude Bréard.
D’autres communes bordant la Seine sont également haut placées dans notre classement, comme Rosny-sur-Seine, Freneuse, Bonnières-sur-Seine ou encore Triel. Celles entourées par les bois aussi, même s’il faut rester prudent : à Rambouillet (2e) et à Saint-Germain-en-Laye (5e) la forêt représente respectivement 46 % et 67 % du territoire. Mais les centres urbains sont denses.
Comment nous avons procédé ?
Pour établir ce palmarès, Le Parisien s’est appuyé sur plusieurs données publiques. Source : Insee, Observatoire des territoires, Ineris, Institut Paris Région.
À commencer par les caractéristiques naturelles de chaque ville : présence de forêt et nombre d’arbres (petits ou grands) par hectare et par habitant pour éviter les zones trop denses, présence de plans d’eau, d’une faune et d’une flore remarquable…
Des informations qui ont été croisées avec la carte francilienne de l’effet îlots de chaleur urbains de l’Institut Paris Région. Mais aussi avec celles d’Airparif sur la densité moyenne des particules fines et du dioxyde d’azote.
Crédit photo : LP/Valentine Lécayon