Ce matin, vous étiez réunis devant la Mairie pour faire bloc et affirmer haut et fort notre attachement aux valeurs de la République et à la paix civile.
Face aux violences, aux pillages et aux dégradations inacceptables subies par nos communes et nos symboles républicains ce week-end, la réponse de notre communauté est claire : unité, fermeté et résistance républicaine.
Retrouvez ci-dessous l'intégralité du discours prononcé ce matin par Monsieur le Maire, Philippe Chuyen :
👇 DISCOURS DE MONSIEUR LE MAIRE 👇
« L’ampleur des violences de ce week-end en marge des manifestations, dans plusieurs villes de France, ne peut et ne doit pas nous laisser indifférents. Elle appelle une réponse forte des pouvoirs publics mais aussi de l’ensemble des citoyennes et des citoyens de ce pays, afin de manifester, en tout point et tout lieu du territoire français, une attitude démontrant notre capacité de résistance face à ceux qui voudraient semer le chaos et déstabiliser notre nation. Nous devons faire bloc !
L’exercice de la démocratie ne peut pas tolérer le déchaînement de violence que le pays vient de vivre. Je pense particulièrement à la destruction totale par le feu de l’hôtel de ville de Limoges, de l’office du tourisme de Lyon, à la destruction des Marianne à Marseille, symboles suprêmes de notre République, ainsi qu’aux pillages de commerces à Paris et ailleurs.
Les manifestations pacifiques et légitimes que sont les revendications des lycéens, des étudiants mais aussi des travailleurs, des sans-emploi et des retraités, pour la vie chère notamment, qui étaient prévues ce 17 octobre, ne peuvent justifier la destruction, le nihilisme, le vol et le saccage qui se sont manifestés.
L’ensemble des forces politiques de ce pays doit condamner sans retenue et avec force les exactions. Ne pas le faire, c’est les tolérer. Les tolérer, c’est les excuser, et c’est donc préparer la tyrannie de ceux qui, demain, pourront justifier la violence dans l’exercice du pouvoir.
Oui, on peut comprendre le désarroi de notre jeunesse face à un avenir qu’on décrit comme bouché dans un pays qui va mal, une jeunesse qui a soif de changement. C’est d’ailleurs souvent le rôle de la jeunesse dans la société de faire changer les choses. Mais si ce changement doit s’opérer, c’est à la seule condition qu’il se fasse dans le cadre d’un débat démocratique et du respect d’autrui.
Nous savons bien entendu que notre République est née dans la violence en 1789 et surtout à partir de 1792, mais cela ne doit pas justifier ou expliquer que la violence se répète sans cesse. Encore une fois : accéder au changement par la violence, c’est préparer la tyrannie de demain, c’est rompre le lent progrès vers la liberté, c’est s’inscrire dans un cercle vicieux, la spirale de l’œil pour œil et dent pour dent qui est sans fin et sans issue.
Ce processus, qui est l’exact contraire du projet républicain d’émancipation, doit être combattu avec force, par des moyens et des réponses politiques, par l’action de la police, de la justice, par le contrôle des nouvelles technologies notamment (il ne faut pas sous-estimer par exemple l’influence des réseaux sociaux dans la galvanisation et la glorification de la violence et de la destruction), mais aussi par le rôle de la société dans son ensemble, afin d’offrir des perspectives d’espoir et de prise en compte des aspirations de la jeunesse.
Je vous remercie pour votre présence. Vive la République et Vive la France. »