ROBERT TESNIÈRE (1925-2026)
Un centenaire nous a quittés
Robert TESNIÈRE est décédé le 05 septembre 2026 à l’EPHAD de COSNAC, près de BRIVE, quelques jours avant de fêter son 101ème anniversaire.
Né le 13 septembre 1925 à Cachan (94), orphelin très tôt, il a été en partie élevé par ses grands-parents maternels (Antoinette, qui tenait l’auberge « Au Bon Coin », et Augustin GLANDIER, sabotier puis cantonnier) dans notre village de Darazac.
Il a été à l’école du village avant d’entrer au collège de Pleaux, dans le Cantal.
Puis il est revenu à Cachan auprès de Germaine, sa mère, de son frère Germain et de sa sœur Henriette. Elève vif et brillant, il aurait pu intégrer l’École des Travaux Publics de Cachan, ce qui aurait été son vœu le plus cher. Mais la guerre…en a décidé autrement.
Entré dans la Résistance, il a échappé miraculeusement à la mort. Ses compagnons ont été arrêtés par les Allemands et exécutés, pendant qu’il allait rendre visite à sa maman.
Après la guerre, il s’est engagé dans l’armée est s’est retrouvé dans l’armée d’occupation en Allemagne. Puis il est parti en Tunisie, à Sousse. Ne voulant pas aller en Indochine (ce n’était pas sa guerre…) il a quitté l’armée, a travaillé quelques temps à la Caisse des Dépôts et Consignations, avant d’entrer à la toute nouvelle Sécurité Sociale où il a gravi tous les échelons : guichetier, agent d’accueil dans les hôpitaux de la région parisienne, adjoint au chef des agents d’accueil, il finira cadre responsable d’un grand service, accidents du travail, maladies professionnelles, à la CPAM de Versailles, procédant à son informatisation, avant de prendre sa retraite bien méritée.
Footballeur émérite, il a évolué en Tunisie où son petit gabarit « à la Giresse » faisait merveille, l’amenant aux portes du professionnalisme (il a été tout près de faire partie de l’Équipe de France militaire). Puis il a joué jusqu’à l’âge de 60 ans (ça a dut être un record) dans l’équipe de Cachan Sports où il fêtera dignement son jubilé.
Très attaché à son village de Darazac, il ne manquait pas d’y venir en vacances tous les ans, lorsqu’il était encore en activité. Il y retrouvait alors sa maman et ses copains d’enfance.
A la retraite, il a consacré une bonne partie de son temps et de son énergie à rénover et moderniser la maison de famille qu’il avait tenu à conserver. C’est là que se retrouvaient, pendant l’été, enfants et petits-enfants.
Parallèlement, il s’est beaucoup investi dans la vie locale, en particulier au sein du Comité des Fêtes dans le cadre de la fête du village à laquelle il tenait beaucoup.
Sa disparition, après une vie riche et bien remplie, va sûrement laisser un grand vide dans le village qu’il a dû quitter à regret pour se retrouver d’abord à Brive, puis à l’EHPAD de Cosnac.
Adieu Robertou !