Alerte du 30/09/2026 à 07:38
Sécheresse : mesures applicables à partir du 30 septembre
Sécheresse : la quasi-totalité du département en rouge.
La fin de l’été n’est malheureusement pas synonyme de la fin de la crise sécheresse.
L’alimentation en eau potable : des tensions apparaissent dans le département.
La situation de l’alimentation en eau potable des populations s’est dégradée avec 54 unités de distribution présentant des tensions sur un total de 344 unités de distribution. Quatre présentent un impact avéré (citernage ou coupures d’eau). Ces réseaux en tension nécessitent une vigilance accrue des usagers, des gestionnaires et des services de l’État.
Chacune et chacun est donc à nouveau invité à faire preuve de responsabilité et de sobriété dans ses usages de l’eau, et à renforcer ses économies d’eau, afin de préserver les capacités d’alimentation en eau potable dans les semaines à venir. L’usage de l’eau potable doit impérativement être réservé à des usages prioritaires d’hygiène et d’alimentation.
L’abreuvement des animaux domestiques et d’élevage : un usage prioritaire
Quel que soit le seuil de gravité sécheresse franchi et sous réserve de ne pas provoquer l’assèchement de cours d’eau, les particuliers comme les éleveurs peuvent utiliser de l’eau pour abreuver les animaux domestiques et d’élevage. La préfète appelle au civisme et à la solidarité locale afin de respecter les usages prioritaires de l’eau et notamment l’abreuvement des animaux domestiques et d’élevage.
L’arrosage des potagers
Dans un souci d’adaptation à la durée d’ensoleillement qui décline quotidiennement, la plage des horaires interdisant l’arrosage des potagers est modifiée pour les secteurs placés en crise et en alerte renforcée. Il est désormais proscrit d’arroser les potagers de 9h à 18h (et non plus jusqu’à 20h).
Ainsi, en période de sécheresse, lorsque les cours d’eau voient leurs débits diminuer très fortement, le respect du DMB au niveau des ouvrages de prise d’eau permettant d’alimenter les différents ouvrages est impératif.
Il est donc demandé à tous les propriétaires d’ouvrage de prélèvement d’eau dans les rivières de veiller au respect de ce débit minimum biologique. Une plaquette d’information est disponible sur le site internet des services de l’État en Côte-d’Or :
Contrôles et sanctions en cas d’infraction
Afin de garantir le principe d’équité entre les usages de l’eau, par les particuliers, les collectivités, les activités industrielles et commerciales, les agriculteurs, des contrôles des mesures de restrictions sont réalisés de façon régulière sur le terrain. Tout manquement caractérisé aux mesures de restriction en vigueur est susceptible de faire l’objet de verbalisations et de poursuites conformément à la réglementation en vigueur.
Le niveau de crise déclenche des interdictions afin de préserver les usages prioritaires : l’alimentation en eau potable des populations, pour les usages en lien avec la santé, la salubrité publique, la sécurité civile, la sécurité des installations industrielles, l’abreuvement des animaux et la préservation des fonctions biologiques des cours d’eau.
Tous les usagers de l’eau sont concernés. L’arrosage des pelouses, massifs fleuris, plantes en pot, espaces verts est interdit. Les prélèvements d’eau pour l’irrigation agricole sont également interdits.
L’irrigation et l’arrosage ne sont pas concernés par les mesures de restriction dès lors que l’eau utilisée provient de réserves d’eau de pluie captées sur des toitures et des plateformes imperméables.
En alerte renforcée, tous les prélèvements ne peuvent plus être simultanément satisfaits. Cette situation conduit à une limitation progressive des prélèvements et le renforcement substantiel des mesures de restriction des usages si nécessaire, afin de ne pas atteindre le niveau de crise.
L’irrigation et l’arrosage ne sont pas concernés par les mesures de restriction dès lors que l’eau utilisée provient de réserves d’eau de pluie captées sur des toitures et plates-formes imperméables.