Commémoration de l'appel du 18 juin 1940
L'appel du 18 Juin 1940 est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio anglaise. Ce discours est une réponse au discours radiophonique du 17 juin 1940 du maréchal Pétain, quand celui-ci est devenu président du Conseil suite à la capitulation devant la force allemande.Le général de Gaulle répondra « Le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! .
Ce discours de trois minutes marque la naissance de la Résistance française face à l’occupation nazie et au régime de Vichy. Le mot est prononcé : « Résistance. » 86 ans plus tard, ce message contre la résignation garde son sens face à l’actualité.
Cet appel fut une bouteille à la mer lancée à l’intention de tous ceux qui refusaient la défaite, à tous ceux qui ne pouvaient, en leur âme et conscience, accepter la capitulation face à la vague fasciste, devinant sur quels terribles chemins de violence elle les conduisait.
L’appel du 18 juin est l’expression d’un refus, un refus du réel tel qu’il semblait alors inéluctable, une protestation contre la fatalité, contre l’idée même que l’histoire serait semblable à une rivière suivant son cours. Le « sens de l’histoire » n’est jamais que le paravent derrière lequel se réfugient ceux qui n’ont plus le courage de lutter pour un avenir fraternel.
Un appel bien peu entendu alors, une flamme vacillante allumée face à la sombre terreur qui s’abattait sur L’Europe. Rappelant que les citoyennes et les citoyens d’une république ont le pouvoir de refuser, d’allumer une petite lumière plutôt que de se plaindre du noir.
Une France nouvelle naissait dans laquelle la République devait solidement prendre racine et avec elle les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité qui l’anime.
Notre époque nous offre mille occasions nouvelles de renoncer, de nous refermer, de nous couler justement dans le « sens de l’histoire » : péril environnemental, péril démocratique, racisme, mondialisation et interdépendances économiques, pouvoir du capital… Certains médias nous promettent un monde ne nous laissant d’autre choix que de négocier pour survivre et, finalement, de renoncer à ce que nous sommes.
Nous pouvons renouer avec la force morale de ceux qui, il y a quatre-vingt-six ans, ont refusé la défaite de l’esprit pour défendre avec lucidité une autre voie : humaine et digne. Réussir son existence ne consiste pas à ne jamais tomber, mais à apprendre et à se relever après chaque chute.
Que vive l’esprit de la Résistance ! Vive la France de la liberté, de l’égalité et de la fraternité !
Lionel Courmont
Mairie de taurinya