Le 8 mai, le monde célèbre la fin du fracas. Mais pour nous, à Soumont-Saint-Quentin, la victoire a un goût de fer et de fierté !
Elle est l’aboutissement d’un chemin commencé dans la poussière et le courage de cet été 1944.
Si la France s’est libérée en mai, notre souffle, nous, nous l'avons retrouvé le 10 août 1944. Ce matin-là, quand les blindés polonais et canadiens ont franchi le Laizon, ils n’ont pas seulement libéré un village : ils ont rendu son âme à un bastion ! Parmi eux, des hommes connaissaient nos galeries, portés par une espérance aussi solide que le minerai de nos collines.
On ne brise pas une terre de mineurs !
Même quand le cœur de Soumont s’est tu en 1940, la mine a refusé de mourir. Créer une école d’apprentissage en 1942, en pleine occupation, c’était déjà un acte de résistance. C’était dire : «nous préparons demain, même dans l’ombre !»
Après les obus et les blessures du Carreau, est venu le temps de la sueur. Dès 1947, les fours se rallument. En 1950, la vie reprend à plein régime. Soumont ne s’est pas contentée de survivre, elle s’est reconstruite à la force des bras, transformant ses cicatrices en épopée.
Aujourd’hui, des Grands Bureaux au Carreau du Livet, l’héritage nous observe !
En ce jour de commémoration, honorons ce courage têtu qui coule dans nos veines.
Soumont-Saint-Quentin n’est pas qu’un nom sur une carte : c’est un bastion de fer, de solidarité et de liberté, dont chaque pierre et chaque galerie gardent l'empreinte indélébile de ceux qui se sont battus pour notre terre.