La fougère endémique du plateau des Chambaran est fortement calorifique à l’issue de sa période de détresse hydrique au cours de l’hiver. De fait, son accumulation au fil des ans est strictement proscrite afin d’assurer la sécurité des riverains logeant à 1km des pare-feu. Le 2 mars 2026, un départ de feu provoqué par les tirs, raison d’être du camp militaire, a d’ores et déjà été recensé : environ 50 000 m2 de fougères brûlées à l’intérieur du réceptacle historique.
Cette menace est totalement annihilée lors de la repousse des fougères provoquées par le stress du brûlage dirigé, l’absence de matière déshydratée résiduelle et par les pluies du printemps.
Cette campagne, réalisée chaque année est une des deux garanties du camp (avec entretien des pare-feu) de ne pas être à l’origine d’un feu tel que celui rencontrée sur Voreppe à l’été 2022.
En 2025, le brûlage dirigé avait été mené par un détachement du 7e régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité Civile (7e RIISC) sous la responsabilité des personnels du camp et supervisé pour la sécurité par l’OSPCI de l’EMZD. Si besoin, les moyens des SDIS 26 et/ou 38 pourront être demandés pour procéder à l’extinction du brûlage dirigé via un appel au 112.
Cette année, le brûlage dirigé sera de nouveau réalisé par une section du 7e RIISC ainsi que par le SDIS 38 qui forme une unité de brûlage dirigé. L’ensemble de ces éléments sera coordonné par le camp de Chambaran qui dispensera la sensibilisation du risque pyrotechnique résiduel, donnera l’autorisation d’accès aux différentes zones concernées et accompagnera les personnels sur l’ensemble des zones pyrotechniques. L‘opération sera encadrée par deux responsables des travaux de brûlage dirigé du 7e RIISC.
L’opération est conditionnée à une météo favorable et à un terrain sec.