Ils étaient neuf autour de cette table en ce lundi 12 octobre 2026 pour la reprise du thé littéraire de l’ADPL. Neuf pour présenter des livres découverts au fil de rencontres insolites, curieuses ou spontanées.
Bernard Werber nous conte un voyage fantastique sur « La prophétie des abeilles » où René Toledano éminent professeur d’histoire à la Sorbonne découvre la prophétie écrite au XIème siècle par le templier Salvin de Brienne qui prédit l’avenir jusqu’aux confins du XXIème siècle. René et ses compagnons tentent de comprendre et d’empêcher les événements catastrophiques annoncés par cette prophétie.
« L’oiseau de soleil » écrit par Wilbur Smith est un récit archéologique concernant les vestiges d’une civilisation, vieille de 2000 ans, enfouie dans les sables au cœur du Botswana. Grace au soutien financier de son ami Ben, notre archéologue entreprend de percer ce mystère. Il va découvrir lors de fouilles, des peintures murales, les restes de la légendaire « ville de la lune », et au cours de leur périple en déduire que ce sont les carthaginois qui sont à l’origine de cette civilisation.
Un livre intense « Quand le soleil était chaud » signé par Josette Alia que nous décrit une vaste fresque sur la lente agonie des chrétiens d’Orient. Ce livre commence dans les années 50 où deux sœurs Lola et Iréne appartenant à la meilleure société égyptienne, insouciantes, libertaires vont subir le destin de l’incroyable complexité des politiques, des religions dans ce Moyen Orient fracturé. Toute cette jeunesse heureuse ne va plus exister sauf dans la mémoire de nos deux héroïnes.
Appelé le « père du peuple » Georges Bordonove nous brosse le portrait de Louis XII. Fils du poète Charles d’Orleans, il naquit en 1462 et fut proclamé roi en 1498. Son mariage en 1499 avec Anne de Bretagne est, selon les historiens sincère et amoureux, mais aux conditions très favorables pour la Reine qui obtient le permis de levée les impôts et les charges pour son fief de bretagne. Ce Roi très simple aime se déplacer et prendre des bains de foule, soutient l’église, les commerçants, soulage le peuple par la baisse des impôts. Il protège les artistes et encourage l’imprimerie, c’est un bibliophile avisé. Un Roi, un peu oublié, et comme dit Michelet « un Roi étrange, il payait et ne faisait pas de dettes ».
Jane Crilly nous propose « Le jardinier de Wimbledon » un roman de fiction sur Henri Evans jardinier en chef qui va durant 50 ans s’occuper des 38 courts de tennis. Cara, jeune journaliste est chargée d’aller interviewer ce nouveau retraité. Tout commence en 1938, Henri découvre Blake Hall où son père vient d’être engagé pour entretenir le domaine. Henri fait la connaissance de Rose Blake et malgré la différence de statut social une histoire de forte amitié est née. Un amour qui va défier le temps.
Roger Poinsot, le barde local nous raconte dans « Les racines du bien » l’agonie au 17éme siècle de la ville de La Mothe. 4000 habitants avec église, maison du gouverneur mais en terre lorraine convoitée par le royaume de France. Les suédois conduits par Weimar de Saxe au service des français vont en 1644 faire le blocus de la ville. Un jeune couple réussit à fuir et traverse des villages fantômes où tout est brûlé. Ils essayent de rejoindre Marey pour reconstruire une nouvelle vie. Ils vont survivre en cultivant un lopin de terre malgré l’hostilité de certains habitants. Sur ce lopin de terre, il cultive la truffe rouge (la pomme de terre), culture interdite car manger des légumes récoltés dans la terre était punissable de sorcellerie. Recruté avec 1500 autres paysans, pour raser La Mothe et emporter les pierres de la cité, afin d’anéantir à jamais cette ville rebelle. Enfin un ordre est donné « Retournez chez vous, La Mothe n’existe plus ».
« La tresse » de Laetitia Colombani est l’histoire de trois femmes, de trois vies, de trois continents. En Inde Smita est une intouchable et rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable. Elle fera tout, vendant ses cheveux, parcourant le pays pour réaliser son projet. Guilia vit en Sicile. A la mort de son père, l’entreprise familiale est en faillite, avec un ami elle va transformer cette usine en fabriquant des perruques en cheveux naturels. Sarah est canadienne, avocate débordée, suite à un examen, elle apprend qu’elle a un cancer qui lui fait perdre tous ses cheveux. Elle a besoin d’une perruque. Vibrant d’humanité, l’histoire de ces trois femmes tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Michel Hennequin ✍️