La municipalité de Petite-Rosselle souhaite compléter et apporter des précisions quant à l’article du Républicain Lorrain daté du 14 août 2026 l’incriminant dans l’abattage à tout va du patrimoine arboré de la ville.
Comme le précise l’article, la municipalité se trouve confrontée à la présence de nombreux arbres dans le tissu urbain de la ville. Ceux-ci, pour nombre d’entre eux, sont des arbres non adaptés à l’environnement proche dans lequel ils ont été plantés. Ils ont également atteint leur maturité et la convergence taille / âge est une menace potentielle pour le patrimoine bâti, tant communal que privé.
De même, ces grands arbres, par leur système racinaire, menacent des ouvrages d’art ou des ouvrages souterrains. Ceci est notamment le cas le long du mur de soutènement du presbytère. Ce fut également le cas rue du Puits-Saint-Joseph où les arbres avaient complètement dégradé les murs le long des anciens puits, nous contraignant à remodeler les terrains lors des récents travaux.
Une contrainte supplémentaire que la municipalité se doit de prendre en compte, c’est la variété des arbres concernés. En effet, la grande majorité des arbres abattus sont des robiniers faux-acacias. Ces arbres ont trouvé un terrain favorable dans le secteur du Warndt et sur les terrains pauvres des friches minières.
Le robinier faux-acacia est considéré dans le Grand Est comme une espèce exotique envahissante et colonisatrice. Son fort pouvoir de propagation lui permet de se développer rapidement et, dans certains milieux, de concurrencer les autres espèces végétales, dont il peut limiter le développement. Cela peut avoir pour conséquence une diminution de la diversité végétale.
Cette capacité de colonisation est également néfaste à la diversité recherchée afin de se prémunir contre de potentielles attaques — insectes ravageurs, maladies bactériennes, champignons — et de favoriser la diversité des espèces animales. Une plus grande variété d’essences permet en effet de limiter la vulnérabilité du patrimoine arboré face à ces différents risques.
Il en est de même de la renouée du Japon, présente en plusieurs points à Petite-Rosselle, qui a notamment été plantée pour sa croissance rapide et son esthétisme alors que, 50 ans plus tard, il est quasiment impossible de s’en débarrasser tant l’espèce montre une forte aptitude à se propager et à se régénérer.
Consciente de l’importance de la prise en compte de la biodiversité et du végétal afin de lutter contre le réchauffement climatique, la mairie de Petite-Rosselle agit en responsabilité dans le cadre d’une organisation structurée et pensée.
Les différents chantiers menés récemment sont là pour le prouver.
Éric FEDERSPIEL