Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation
Loi n° 54-415 du 14 avril 1954
Dimanche 26 avril 2026
Le dernier dimanche dâavril, notre nation est appelĂ©e Ă rendre hommage aux victimes et hĂ©ros de la dĂ©portation disparus dans les camps de concentration et les centres dâextermination nazis. La mort par le gaz, le travail forcĂ©, la faim, la soif, les sĂ©vices de toutes sortes : tel Ă©tait le traitement infligĂ© Ă tous ceux que les nazis considĂ©raient comme des ennemis du Reich en raison de leur engagement dans la RĂ©sistance, de leurs choix politiques, de leurs convictions religieuses, de leur mode de vie, ou mĂȘme sans raison particuliĂšre pour toutes les victimes des rafles.
Lorsque les armĂ©es alliĂ©es entrĂšrent dans les camps, elles ont Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă lâhorreur de lâenfer concentrationnaire. Parmi les milliers de cadavres qui jonchaient le sol, des survivants erraient parmi les dĂ©combres, regards vides, corps dĂ©charnĂ©s : des enfants, des femmes et des hommes dont lâidentitĂ© avait Ă©tĂ© retirĂ©e pour mieux les asservir. Il sâagissait dâune entreprise systĂ©matique de dĂ©shumanisation poussĂ©e Ă lâextrĂȘme jusquâĂ la pratique dâexpĂ©riences pseudo-mĂ©dicales par des mĂ©decins nazis sans aucun scrupule.
MalgrĂ© lâavancĂ©e des forces alliĂ©es sur tous les fronts, le IIIe Reich nâa pas renoncĂ© Ă son dessein mortifĂšre. Il ordonne lâĂ©vacuation des survivants des camps qui se transforme en dâimpitoyables Marches de la Mort.
Les dĂ©portĂ©s qui sont revenus de cet enfer, ont vĂ©cu un retour difficile Ă la vie et Ă la libertĂ©. Mais, fidĂšles aux serments prĂȘtĂ©s Ă leurs camarades disparus, les survivants ont, malgrĂ© leurs propres traumatismes ou la difficultĂ© dâĂȘtre crus, pris le chemin courageux du tĂ©moignage.
Au moment oĂč les derniers dĂ©portĂ©s nous quittent, la remĂ©moration de leurs engagements et de leurs sacrifices doit continuer dâĂȘtre un rempart contre lâignorance, lâoppression et lâantisĂ©mitisme. Aujourdâhui se jouent de nouveaux Ă©quilibres mondiaux dans des rapports de force anxiogĂšnes, et le combat des dĂ©portĂ©s, attachĂ©s au respect du droit international portĂ© par le tribunal de Nuremberg, ne doit pas rester vain.
La mĂ©moire de la dĂ©portation sâinscrit dans le patrimoine immatĂ©riel de lâhumanitĂ© en ce quâelle a de plus sombre, aussi sa transmission se veut-elle un acte de confiance Ă lâĂ©gard des jeunes gĂ©nĂ©rations dont la conscience et la responsabilitĂ© doivent permettre de garantir les valeurs civilisatrices de paix, de libertĂ©, de dignitĂ© pour tous.
Ce message a été rédigé conjointement par
La Fédération Nationale des Déportés Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP),
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD),
LâUnion Nationale des Associations de DĂ©portĂ©s et InternĂ©s de la RĂ©sistance et Familles (UNADIF - FNDIR)