Monsieur le président du Conseil départemental, refusant de signer l'accusé de réception d'un courrier remis en main propre par notre secrétaire de mairie. Rappelons au passage que celle-ci est également conseillère départementale donc faciliter la transmission. Hélas!!!
D'aucuns vont dire : « Encore lui ! » Mais qu'on ne s'y trompe pas : je ne suis pas un « casse-couilles », je suis un lanceur d'alerte.
À l'origine de ma démarche ? Une sollicitation privée donc des questions légitimes sur les marchés publics relatifs aux panonceaux et aux travaux de peinture sur les routes. Face à cette première demande, je n'ai obtenu qu'un appel téléphonique évasif du président.
Sans réponse formelle, j'ai décidé de formaliser et d'élargir ma demande par écrit. J'ai exigé la communication sous huit jours de l'état des frais de peinture et panonceaux, de l'état récapitulatif annuel des indemnités des élus du Département (y compris SDIS et organismes rattachés), ainsi que l'ensemble des frais de présidence (déplacements, voiture et frais afférents). Je précise que je ne critique pas celles et ceux qui se consacrent pleinement à la gestion publique pour ma part, je reverse 90 % de mes propres indemnités au budget de ma commune. Je veux simplement m'assurer que chacun a à cœur de réduire les dépenses publiques. J'ai également précisé qu'à défaut d'exécution, je saisirai la CADA, demanderai l'extension du contrôle à l'ensemble des marchés publics et conventions de l'exercice, et exercerai les voies de recours utiles.
C'est ce courrier officiel, courtois et légitime (disponible pour tous), que le président a refusé de signer, réclamant de haut que je l'appelle et lâchant même : « Il n'a qu'à faire comme toutes les communes, il n'a qu'à envoyer un recommandé. » Comme si les maires des petites communes n'avaient pas à l'embêter dans sa tour d'ivoire.
Mais les « petits » maires ne sont pas des paillassons, et ce ne sont pas non plus des gens qu'on achète en vue d'une réélection ou d'un autre rendez-vous électoral. Un maire n'a-t-il de valeur aux yeux de l'exécutif départemental que s'il siège lui-même au Département ?
Puisque le dialogue direct est esquivé et qu'on me renvoie à la procédure, j'use du droit strict que m'accorde la loi via la CADA pour obtenir l'intégralité de ces documents et des notes de frais.
Monsieur le Président du Conseil départemental, vos propos et votre attitude sont indécents, dédaigneux et blessants. Elles n'insultent pas seulement le maire de Culey, elles insultent l'ensemble des maires ruraux. Elles sont le témoin d'un mépris institutionnel profond envers ces élus du quotidien.
J'attends désormais des excuses en présence du maire de Culey, et diffusées sur vos réseaux sociaux à l'ensemble de ces maires dits « petits »…