Un foyer avéré d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), communément appelée grippe aviaire, a été confirmé ce lundi 2 février dans un élevage de poules pondeuses sur la commune de Wardrecques, en bordure du département du Nord. Des mesures d’éradication de l’élevage ont été prises sitôt la maladie détectée. Il s’ajoute à un autre foyer détecté dans le poulailler d’un particulier le même jour.
Pour éviter tout risque de diffusion du virus à d’autres élevages, les préfets du Pas-de-Calais et du Nord ont pris des arrêtés définissant des zones réglementées de protection et de surveillance, respectivement mises en place dans un rayon de 3 et de 10 km autour du foyer de contamination.
Périmètre
Dans le rayon de 3 km, les communes concernées sont Campagne-lès-Wardrecques, Ecques, Heuringhem, Quiestède, Racquinghem, Roquetoire et Wardrecques.
Dans le rayon de 10 km, il faut ajouter les communes d’Aire-sur-la-Lys, Arques, Blendecques, Blessy, Clairmarais, Hallines, Helfaut, Bellinghem, Lambres, Longuenesse, Mametz, Pihem, Saint-Augustin, Saint-Omer, Thérouanne, Witternesse, Wittes et Wizernes.
Dans ces périmètres, tous les lieux de détention de volailles et d’oiseaux captifs sont soumis à des prescriptions spécifiques, avec en particulier leur mise à l’abri.
Par ailleurs, les mouvements de volailles et autres oiseaux captifs y sont interdits (sauf dérogations). La surveillance y est également renforcée par la réalisation d’autocontrôles dans les établissements commerciaux de volailles.
Dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation du virus, l’ensemble des poules pondeuses présentes sur le foyer ont été abattues. Deux basses-cours situées à proximité sont également concernées par cette opération. La première comprenait une quinzaine de volailles, la seconde une cinquantaine d’appelants et autres volailles. Les services de l’État se disent « mobilisés aux côtés de l’éleveur et des détenteurs concernés ».
La préfecture appelle à « la mobilisation collective pour endiguer la diffusion du virus », des acteurs de la filière concernant la circulation entre élevages par la faune sauvage et les activités humaines, aux particuliers détenteurs d’oiseaux de basse-cour et d’ornement. La préfecture recommande « la claustration ou la mise à l’abri des volailles. » Les services de l’État rappellent que la consommation de toute volaille ou produits à base de volaille, ainsi que les œufs ne présente aucun risque pour l’homme.