Tramayes

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Info modifiée le 07/09/2026

RDV le 19 septembre 2026 à 14h 30 en mairie

Les Ballades de la Girolle : Tramayes, pays de la pierre

Samedi 19 septembre 2026 à 14h 30, à la salle du conseil de la mairie


Un des deux thèmes retenus pour les journées du patrimoine de 2026 est « patrimoine en péril : raviver, résister, ré-imaginer ».

Ça tombe bien, depuis plus de 25 ans, avec les Ballades de la Girolle nous mettons nos pieds dans les ombres portées de l’histoire des femmes et des hommes, au pied de ces seuils où d’autres que nous sont passés et repassés. Les pas de portes, le silence des carrières abandonnées.


Pendant deux siècles (18ème et 19ème), les tailleurs de pierre extraient, taillent et livrent massivement la pierre de Tramayes dans tout le pays avoisinant, et quelquefois bien plus loin.


Dès le 18ème siècle, Claude Courtépée signale dans sa Description générale et particulière du Duché de Bourgogne, le marbre noir de Tramayes, parmi les carrières les plus remarquables de Bourgogne.


A la fin du 19ème siècle, Charles Deshayes, curé de la paroisse, dans sa monographie de la commune terminée en 1896 écrit : « ... plusieurs carrières de pierre de taille très belle et susceptible d’être polie et de faire des maisons, occupent un certain nombre d’ouvriers. C’est l’industrie la plus considérable du pays »


Depuis sa création en 1803, et jusqu‘au début du 20ème siècle, l’Almanach de Saône et Loire signale cette activité à Tramayes.

Par exemple en 1808 : « ... Il existe plusieurs carrières en pierre noire et coquillage, représentant le marbre, lorsqu’elle est bien polie. L’exploitation de ces carrières a le débouché des villes voisines ... ». En 1834 : « ...Cette pierre est susceptible d’un beau poli, et on l’emploie à une foule d’usages dans l’architecture... il s’en expédie des tablettes dans presque toutes les villes de France. ». En 1867 : « ...les blocs de choix se descient (sic) pour la marbrerie. Taille 25 francs, moellons 3 francs ... »


Après deux siècles d’activité, les dernières carrières de Tramayes fermeront après la Grande Guerre, il ne reste à ce moment que Marius Larue et les deux Joseph Augoyat, les derniers tailleurs de pierre de la commune, jusqu’au début des années trente.

Nous ferons de la micro-histoire, un peu de géologie, et surtout évoquerons la vie des tailleurs de pierre, parlerons de quelques uns d’entre eux, de leurs quartiers, de leur sociabilité, des liens qui les unissent etc. Avec la projection d’un certain nombre de photographies : lieux non accessibles, plans cadastraux, ainsi que quelques exemples du travail de ces hommes.


Jean Luc Burnot

9 sur 21