ARRETE PREFECTORAL
Face à l’aggravation de la situation, de nouvelles mesures de restriction des usages de l’eau s’imposent à compter du 6 juillet
Les précipitations du 28 juin n’ont pas été de nature à inverser la tendance à la baisse des niveaux des cours d’eau du département, à l’exception de l’Armançon où les débits ont été stabilisés. La situation a été examinée le 1er juillet 2026 lors du comité départemental opérationnel ressources en eau, instance de concertation sur la gestion de l’eau en période de sécheresse réunissant les représentants des usagers et acteurs de l’eau, des collectivités, de la profession agricole, de la fédération de pêche et la protection du milieu aquatique et des commissions locales de l’eau.
Après le placement du département en vigilance le 29 mai dernier, les premières mesures de restriction ont été mises en place dès le 22 juin puis ont été renforcées le 29 juin. Les prévisions météorologiques annoncent pour les jours à venir des températures de l’ordre de 30°C, sans précipitation, associées à une évapotranspiration élevée.
Le suivi hydrologique, réalisé en continu par les services de l’État, a mis en évidence une nouvelle aggravation de la situation qui se traduit par le franchissement du seuil de crise pour 3 secteurs. La situation est la suivante :
3 zones en crise :
Tille amont
Châtillonnais
Arroux-Lacanche
9 zones en alerte renforcée :
Saône moyenne
Vingeanne
Bèze
Tille aval
Vouge-Biètre-Cents-Fonts
Bouzaise
Ouche amont
Ouche aval
Serein
2 secteurs en alerte :
Dheune
Armançon
Les mesures de restriction pour les territoires en ALERTE RENFORCÉE (orange sur la carte)
Saône moyenne, Vingeanne, Bèze, Tille aval, Vouge-Biètre-Cents-Fonts, Bouzaise, Ouche aval, Serein et Châtillonnais
En alerte renforcée, tous les prélèvements ne peuvent plus être simultanément satisfaits. Cette situation conduit à une limitation progressive des prélèvements et le renforcement substantiel des mesures de restriction des usages si nécessaire, afin de ne pas atteindre le niveau de crise.
L’irrigation et l’arrosage ne sont pas concernés par les mesures de restriction dès lors que l’eau utilisée provient de réserves d’eau de pluie captées sur des toitures et plates-formes imperméables.