Merten

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Info modifiée le 19/06/2026

LE 18 JUIN CÉLÉBRÉ À MERTEN


La température n’a pas empêché les élus de la Majorité , jeunes élus , entourés d’un certain nombre d’habitants , de se souvenir de l’appel à une France 🇫🇷 libre .

La cérémonie a été présidée par Messieurs Port et Dommanget Présidents des associations patriotiques .

Lorraine 44 Memory Group et Monsieur Jean Navel ancien élu pendant de nombreux mandats avaient tenu à se joindre à l’événement .


Voici le discours de Monsieur Mickaël Keff conseiller délégué aux fêtes patriotiques préparé avec nos jeunes élus qui l’ont bien lu avant de chanter le chant des Partisans , composé par Maurice Druon .

«Commémorations de l’appel du 18 Juin 1940


Nous sommes réunis aujourd’hui, en ce 18 juin, pour honorer l’un des plus grands symboles de l’Histoire de France : l’Appel du 18 Juin 1940 lancé depuis Londres par le Général de Gaulle.

Par cet appel, une voix s’est élevée dans une Europe plongée dans l’obscurité. Une voix qui refusait la défaite, le renoncement et la soumission. Une voix qui disait simplement, mais avec une force immense : la France n’est pas morte.

Ce message fut entendu par des femmes et des hommes de tous horizons. Des Français bien sûr, mais aussi des résistants venus de nombreux pays. Car face à la barbarie, des peuples entiers ont choisi le courage.

Aujourd’hui, nous rendons hommage à tous les résistants d’Europe et du monde. À ceux qui ont caché des familles persécutées. À ceux qui ont transmis des messages clandestins. À ceux qui ont saboté les voies ferrées, distribué des tracts, rejoint les maquis ou combattu les armes à la main.

Ils parlaient des langues différentes et portaient des drapeaux différents. Avaient des croyances différentes. Mais ils partageaient une même conviction : la liberté vaut que l’on risque sa vie pour elle.

Parmi ces figures du courage, nous pensons aujourd’hui à Jean Moulin, résistant français et unificateur des mouvements de Résistance qui incarne l’honneur de la Résistance française. Envoyé par le Général de Gaulle pour unir les mouvements résistants, il sut rassembler malgré les divisions. Arrêté, torturé par la Gestapo, il ne parla jamais. Jusqu’à son dernier souffle dans un wagon ferroviaire en gare de Metz, il demeura fidèle à la France libre et à ses compagnons.

Nous pensons également au Major Josef Gangl officier dans la Wehrmacht et ses hommes qui ont combattu les nazis fanatiques aux côtés d’une division américaine commandée par le capitaine Lee et de résistants autrichiens au château d’Itter, pour protéger les hauts dignitaires français fait prisonniers dont Paul Reynaud et le Général Maxime Weygand. Il y perdit la vie en héros de guerre, tué par un tireur d’élite SS.

Son histoire rappelle une vérité essentielle : dans les heures les plus sombres, le courage et le retour à la raison peuvent naître partout.

Nous rendons aussi hommage au Colonel Claus von Stauffenberg, et auteur de l’attentat contre Hitler. Cet officier allemand participa au complot du 20 juillet 1944 visant à mettre fin à la dictature hitlérienne. Sachant les risques immenses qu’il encourait pour lui et pour sa famille, il choisit malgré tout d’agir. Son engagement montre que résister, c’est parfois refuser l’obéissance lorsqu’elle devient contraire à la conscience et à l’humanité.

Nous pensons également à Armand Hiery, Roger Daniel et Louis Evrard, arrêtés par la Gestapo et morts dans les camps de concentration, pour avoir aidé l’équipage d’un bombardier américain abattu par la DCA allemande sur les côtes bretonnes. Leur action a permis aux militaires de rejoindre l’Angleterre pour poursuivre le combat.

Ces hommes, venus de nations différentes, nous rappellent que la Résistance n’avait pas de frontière. Face à la haine et à la tyrannie, des êtres humains ont choisi l’honneur.

Aujourd’hui encore, leur héritage nous oblige, dans un monde où les discours de haine, l’intolérance et le rejet de l’autre peuvent ressurgir, nous devons transmettre la mémoire. Nous devons expliquer aux plus jeunes que la liberté, la démocratie et la paix ne sont jamais acquises définitivement.

Le souvenir n’est pas seulement un regard vers le passé. C’est une responsabilité pour le présent et pour l’avenir.

En ce jour de commémoration, ayons une pensée pour tous ceux qui sont tombés pour la liberté. Pour les résistants connus. Pour ceux dont les noms sont gravés sur les monuments. Et pour tous les anonymes qui, sans gloire ni reconnaissance, ont choisi le courage plutôt que la peur.

Que leur exemple continue d’éclairer notre République. Que leur mémoire demeure vivante dans nos communes, dans nos familles et dans le cœur des jeunes générations.


« Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres. »


Vive la mémoire de la Résistance. Vive la République. Et vive la France.

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